Le masque africain

Le masque africain est certainement l’objet le plus emblématique des Arts Premiers en Afrique. On en apprécie l’esthétique élaborée, la stylisation puissante des masques de cérémonies « Dan », « Dogon », « Songye », « Fang », mais leurs utilisateurs ne leur attribuaient en fait de valeur réelle que pendant les cérémonies, lorsque les esprits les animaient et que le masque constituait un véritable médiateur pour accéder à l’esprit ou l’ancêtre représenté.

Sous de multiples aspects, les masques accompagnent les évènements marquants de la vie du village africain spirituels et quotidiens: les initiations et les circoncisions des novices, les rites funéraires des défunts, les décisions de justice, les soins aux malades… Le masque favorise aussi la chasse et les récoltes.

Objet essentiel de la vie sacrée, le masque africain est sculpté de façon à être fixé devant le visage de son porteur, comme un heaume ou un cimier. Le masque ne se porte pas seul mais avec tout un costume de matériaux divers, des fibres végétales, des feuilles ou des plumes. Au cours des cérémonies, les initiés qui portent les masques accompagnent leurs rituels de chants et de danses. Plus tard les masques seront rangés dans des autels, devant lesquels les familles viendront effectuer de menus sacrifices, par exemple de volailles, pour bénéficier de leur intercession.

Source : Africouleurs – Masques africain barbu du Togo et Tête en bronze Ifé du Nigéria

Masque africain barbu du Togo