RDC: les affrontements violents entre l’armée et les rebelles du M23 se poursuivent

Des soldats des FARDC (Forces armées de la République démocratique du Congo) en patrouille de sécurité autour de l'aérodrome de Kiwanja, à côté de Rutshuru, à 70 kilomètres de la ville de Goma, dans l'est de la République démocratique du Congo. (Image d'illustration) AFP - GUERCHOM NDEBO

Alors que la diplomatie s’active pour enrayer l’escalade dans l’est de la RDC, les affrontements entre les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) et les rebelles du M23 ont repris ce lundi 14 novembre.

Cinquième jour d’affrontements consécutifs entre les soldats congolais et les rebelles du M23, depuis le début d’une large offensive aérienne et terrestre lancée par les FARDC pour tenter de récupérer certaines positions aux mains du groupe rebelle.

Les combats ont repris ce lundi matin vers 7h, selon des sources de la société civile et des journalistes à Goma, toujours dans le secteur de Kibumba où les soldats congolais sont parvenus à stopper l’avancée et à fixer le M23 depuis samedi, après avoir reculé d’une dizaine de kilomètres.

Afflux toujours plus important de réfugiés à Goma

Tirs à l’artillerie lourde, combats au sol, ces affrontements, qui ont désormais atteint le territoire du Nyiragongo, sont « violents », selon ces mêmes sources, qui parlent d’un afflux toujours plus important de réfugiés dans la ville de Goma. Dans le nord du Rutshuru, le second front, situé aux environs de Mabenga, est plus calme, toujours selon nos sources. Seule certitude : les villes de Rutshuru-centre et de Kiwanja sont encore sous le contrôle des rebelles du M23.

Pour l’instant, l’armée congolaise n’a donné aucun bilan de ces affrontements, alors que du côté du M23, on revendique notamment la destruction de quatre chars de combats T55. Pendant ce temps, Uhuru Kenyatta, l’ancien président kényan, poursuit ses consultations à Kinshasa où il est arrivé, après avoir rencontré le président Félix Tshisekedi dimanche.

Pourparlers de paix, acte 3 à Nairobi

Le facilitateur de la Communauté des États d’Afrique de l’Est (EAC) a poursuivi ses consultations ce lundi, avec notamment un entretien avec la cheffe de la Monusco, Bintou Keita. Uhuru Kenyatta mène une série de consultations qui vont se dérouler jusqu’en début de soirée avec notamment le gouvernement, des représentants des communautés locales en provenance des provinces de l’Ituri, du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, ou encore des diplomates. Son objectif : préparer le troisième round des pourparlers de paix qui auront lieu à partir du 21 novembre à Nairobi, selon l’EAC. Ces pourparlers doivent réunir, cette fois, gouvernement congolais et les groupes armés qui opèrent dans l’est de la RDC, ainsi que les chefs des communautés dont ils sont issus.

Seul groupe armé de l’est du pays qui n’est pas concerné par le processus de Nairobi… la rébellion du M23, soutenue par Kigali, selon Kinshasa. Ce que le Rwanda a toujours nié.

 

@RFI

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