La Chambre des représentants américaine adopte un projet de réforme de la police

Le projet de loi pour une réforme en profondeur de la police a été adopté par 236 voix contre 181 à la Chambre des représentants © TASOS KATOPODIS / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP

Le texte « George Floyd », qui prévoit notamment l’interdiction pure et simple des prises d’étranglement, est toutefois voué à l’échec au Sénat, où la majorité est républicaine.

Un mois exactement après la mort de George Floyd, qui a provoqué aux Etats-Unis un mouvement historique de protestation contre le racisme, la Chambre des représentants, contrôlée par les démocrates, a adopté jeudi 25 juin un projet de profonde réforme de la police.

Baptisé du nom de cet homme noir, tué par un policier blanc à Minneapolis le 25 mai, ce texte est toutefois, en l’état, voué à l’échec au Sénat, où la majorité est détenue par les républicains. Et malgré la volonté affichée des deux partis de parvenir à une réforme, leurs positions sont actuellement si éloignées qu’un accord rapide semble difficilement atteignable avant les vacances parlementaires du 3 juillet.

« Il y a exactement un mois, George Floyd a prononcé ses derniers mots, je ne peux pas respirer, et changé la trajectoire de l’histoire de notre nation », a déclaré dans l’hémicycle la présidente démocrate de la Chambre, Nancy Pelosi, avant le vote. En adoptant ce texte, la chambre basse « rend honneur à sa vie et aux vies de tous ceux tués par les brutalités policières, en disant “plus jamais ça”, et en agissant », a-t-elle ajouté. Sous les applaudissements, le texte a été adopté par 236 voix contre 181. Trois républicains l’ont soutenu.

Interdiction des prises d’étranglement

Parmi les grands points de discorde avec les républicains, le texte prévoit notamment l’interdiction pure et simple des prises d’étranglement et s’attaque à la large immunité dont jouissent les policiers américains.

Il prévoit également la fin, pour les infractions liées aux stupéfiants, des mandats de perquisition permettant aux agents d’entrer sans frapper chez les suspects. C’est lors d’une telle intervention que Breonna Taylor, une infirmière noire âgée de 26 ans, a été tuée chez elle en mars sous les balles de policiers.

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