La journaliste russe qui avait interrompu un journal télévisé pour dénoncer la guerre en Ukraine a plaidé « non coupable » lors de son procès avant d’être remise en liberté. Elle doit payer une amende de 30 000 roubles, soit environ 250 euros. Mais Marina Ovsiannikova risque d’écoper d’une peine de prison.
L’histoire pourrait ne pas s’arrêter là. Reconnue coupable d’avoir commis une « infraction administrative », Marina Ovsiannikova devra payer une amende de 30 000 roubles (environ 250 euros au taux actuel), selon une journaliste de l’AFP présente à l’audience, après avoir interrompu le journal télévisé le plus regardé de Russie ce lundi 14 mars, en brandissant une pancarte anti-guerre. Remise en liberté, elle risque toutefois encore des poursuites au pénal.
La France lui propose « une protection »
Marina a reçu le soutien de Brigitte Macron. « Solidarité et admiration totale devant son courage et tout ce qu’elle a été capable de faire », a déclaré la femme du chef de l’Etat mardi, lors d’un déplacement à Epinay-sur-Seine (Seine-Saint-Denis).
De son côté, Emmanuel Macron, qui visitait un centre accueillant des réfugiés ukrainiens dans le Maine-et-Loire, a affirmé condamner « très fermement tout enfermement de journaliste, comme toute manipulation ». Il a précisé que la France allait proposer « une protection, soit à l’ambassade soit aussi une protection consulaire » à Marina Ovsiannikova.
« Des journées très difficiles »
Au sortir de l’audience, la Moscovite a adressé des remerciements face au soutien qu’elle a reçu, évoquant « des journées très difficiles ».
« On ne m’a pas proposé d’assistance juridique« . « J’ai passé 48 heures sans dormir, plus de 14 heures d’interrogatoire. On ne m’a pas donné la possibilité de contacter mes proches, on ne m’a pas proposé pendant tout ce temps d’assistance juridique donc j’étais dans une situation assez difficile », a confié la quadragénaire face à la presse, expliquant qu’elle s’exprimerait à nouveau ce mercredi, après s’être reposée, rapporte BFMTV.
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