La Journée internationale des droits de l’enfant sous le signe des conflits dans le monde

Ce dimanche 20 novembre est la Journée internationale des droits de l’enfant. En cette année marquée notamment par la multiplication des conflits dans le monde, l’ONG Vision du monde tire la sonnette d’alarme face à un contexte d’aggravation de la condition des plus jeunes.

Contrairement aux progrès qui avaient été réalisés ces dernières années, en 2022, le respect des droits des enfants a régressé dans le monde, selon Camille Romain des Boscs. La directrice de l’ONG Vision du monde revient sur le cas particulier des enfants ukrainiens : « Il y a un impact psychologique énorme. On sait que ce sont des traumatismes qui sont là pour la vie, qu’il va falloir soigner à la fin de la guerre. Sans compter la déscolarisation et la violence de la situation dans laquelle ces enfants sont maintenus. Les sirènes d’alarme qui retentissent, les villes détruites, le manque d’accès à l’eau… Tout ce faisceau de contexte de guerre a un impact direct sur ces enfants ukrainiens. »

L’ONG Vision du monde a été présente dès le début du conflit, en Roumanie avec World Vision Romania et en Moldavie, pour accueillir les familles qui fuient la guerre. « Et aujourd’hui, Vision du monde est présente en Ukraine, poursuit Camille Romain des Boscs. À travers des équipes locales et des partenaires qui viennent en aide aux familles, avec un accent particulier sur les familles et les enfants les plus vulnérables, notamment les enfants souffrant de handicap qui ont besoin de soins spécifiques. »

« Des milliers d’enfants se retrouvent hors de l’école »

Les conditions des enfants se sont dégradées après des années de progrès en matière d’éducation et d’accès à leurs droits fondamentaux. Et la pandémie de Covid-19 a vraiment rebattu les cartes, selon Camille Romain des Boscs:« Aujourd’hui, les droits des enfants sont vraiment mis à mal partout dans le monde, affirme-t-elle. Depuis deux ans, l’application des droits de l’enfant est très clairement en régression. On observe, à travers le réseau World Vision International, une augmentation du travail des enfants. On observe une augmentation des violences faites aux enfants, notamment l’augmentation des mariages précoces des petites filles, pour ne citer que ces deux exemples. »

La pandémie a également accentué le problème de déscolarisation, selon un communiqué de presse publié par l’ONG. « Les différents confinements ont maintenu les enfants loin des bancs de l’école, explique la directrice de Vision du monde. Et dans pas mal de pays, notamment dans les familles les plus vulnérables, les enfants n’ont pas repris le chemin de l’école, tout simplement pour aider leur famille à se nourrir et à survivre. Donc, il y a eu le temps du confinement lui-même qui a favorisé la déscolarisation, mais la reprise n’a pas eu lieu partout. Et aujourd’hui, des milliers d’enfants se retrouvent de nouveau hors de l’école, hors du système scolaire. Et on sait qu’un enfant, et en particulier une petite fille qui ne va pas à l’école, c’est un enfant dont l’avenir est en danger. »

 

@RFI

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