Les Européens, révoltés par les images de dizaines de cadavres retrouvés dans les environs de Kiev, discutent d’un alourdissement des sanctions contre Moscou, accusé de « génocide » en Ukraine mais qui nie en bloc et dénonce une provocation.
CE QU’IL FAUT SAVOIR
En visite à Boutcha, lundi 4 avril, Volodymyr Zelensky a déclaré : « Ce sont des crimes de guerre. Et cela sera reconnu par le monde comme un génocide ». Le président ukrainien a discuté avec des habitants et visité la ville meurtrie. Interrogé sur la poursuite des négociations de paix avec Moscou, il a répondu qu’il poursuivait ses efforts « diplomatiques et militaires ». Suivez ce direct.
90% de la ville assiégée de Marioupol détruite. La ville portuaire assiégée de Marioupol, dans le sud-est de l’Ukraine, est détruite « à 90% » et « 40% de ses infrastructures » sont « irrécupérables », a annoncé lundi son maire Vadim Boïtchenko, précisant qu’« environ 130 000 habitants » y restent toujours coincés.
La Haute-Commissaire aux droits de l’homme se dit « horrifiée ». Pour Michelle Bachelet, les informations concernant Boutcha « soulèvent des questions graves et inquiétantes sur de possibles crimes de guerre » et « violations graves des droits de l’homme », appelant « à préserver toutes les preuves ».
La Russie rejette « catégoriquement toutes les accusations ». Un porte-parole du Kremlin nie les exactions à Boutcha, assurant que les experts du ministère russe de la Défense avaient découvert des signes de « falsifications vidéo » et des « fakes » dans les images présentées par les autorités ukrainiennes comme preuves de ces meurtres.
Le nombre de victimes encore incertain. Le maire de Boutcha a affirmé que « 290 corps jonchaient les rues et les fosses communes », mais que les autorités n’avaient pas encore pu recenser l’ensemble des victimes déjà enterrées. Selon la procureure générale d’Ukraine, les corps sans vie de 410 civils ont été découverts dans les territoires proches de Kiev récemment repris aux troupes russes.
La Russie demande une réunion du Conseil de sécurité de l’ONU. Moscou, qui dément avoir tué des civils à Boutcha, affirme que les images de cadavres dans les rues de la ville sont « une nouvelle production du régime de Kiev pour les médias occidentaux ». Elle demande une réunion de l’instance onusienne pour statuer sur les « provocations haineuses » commises selon elle par l’Ukraine.
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