La France accueille «La bataille de Little Big Horn», oeuvre monumentale d’Ousmane Sow

Le sculpteur sénégalais Ousmane Sow (1935-2016), ici en 2010 à la Fondation Coubertin à Saint-Rémy-lès-Chevreuse (image d'illustration). Raphael GAILLARDE/Gamma-Rapho via Getty Images

« La bataille de Little Big Horn », oeuvre monumentale de l’artiste sénégalais Ousmane Sow mort en 2016, est actuellement en mer, sur la route entre le Sénégal et la France. Ce groupe de 35 statues représente la victoire des Amérindiens contre l’armée des États-Unis en 1876. Après une première exposition sur le pont des Arts à Paris en 1999, ces pièces gigantesques s’exilent de nouveau vers la France – cette fois-ci pour 10 ans – dans les anciennes écuries de la citadelle de Mont-Dauphin, site inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l’Unesco.

Trois conteneurs ont été nécessaires pour déplacer 35 guerriers et chevaux faits de terre, de sable et de toile de jute. Certaines pièces pèsent plus de 200 kilos. Jean-Louis Gazanion, ami du sculpteur Ousmane Sow et consultant en logistique, est chargé de coordonner le transport de ces géants vers la France. Des œuvres qu’il a déjà déplacé plusieurs fois.

« Fragiles »

« Elles sont un peu fragiles, dit-il, mais il faut les manier avec beaucoup de précautions, il ne faut surtout pas les prendre par les mains, il faut les prendre sous les aisselles ou par épaules. Le reste de l’œuvre peut être restauré s’il y a des craquèlements, mais les têtes il ne faut pas y toucher parce qu’elles ont toutes une expression particulière, ce qu’a voulu Ousmane, le regard, donc les têtes dès le départ elles ont été emballées avec du papier-bulle. »

Après avoir voyagé à travers le monde, les 35 statues colossales étaient rentrées au Sénégal en 2014, stockées loin des yeux des visiteurs, faute d’espace adéquat pour les exposer regrette Ndeye Marina Sow,  présidente de la Maison Ousmane Sow, et fille de l’artiste.

« Superbe lieu »

« Il vaut mieux aujourd’hui qu’elles soient dans un superbe lieu comme le fort de Mont-Dauphin, explique-t-elle, plutôt que priver le public d’une telle œuvre. Qu’elles soient vues à Dakar ou qu’elles soient vues sur un autre continent, peu importe, la finalité c’est que le public y ait accès, et puisse en profiter ». L’arrivée sur le site de Mont-Dauphin est prévue le 7 mai pour une inauguration de l’exposition cet été 2021.

@RFI

Be the first to comment

Leave a Reply

Your email address will not be published.


*