Au Mali, les casques bleus de la Minusma redoutent de devenir « un instrument de la junte »

(FILES) In this file photo taken on August 02, 2018 a German soldier from the parachutists detachment of the MINUSMA (United Nations Multidimensional Integrated Stabilization Mission in Mali) search for IED (improvised explosive device) during a patrol on the route from Gao to Gossi, Mali. The German government said on May 3, 2023 it had decided to end its participation in the UN mission in Mali by next May over problems with the ruling junta. The Chancellor's cabinet said Berlin would pull its 1,110 troops in the UN mission MINUSMA out of the West African country over the next year and pivot towards more humanitarian and development aid for the region. (Photo by SEYLLOU / AFP)

La question de savoir si les casques bleus doivent rester au Mali malgré la paralysie de leur action, ou quitter le pays au risque d’abandonner les civils exposés aux actions des groupes djihadistes, est posée au siège des Nations Unies alors que les discussions sur l’avenir de la Mission pour la stabilisation au Mali (Minusma) s’ouvrent à New York. Le Conseil de sécurité devra décider en juin s’il prolonge la présence de la mission dans ce pays du Sahel.

La Minusma a été déployée en 2013 dans le but de restaurer l’autorité de l’État et de protéger les civils dans le nord du pays. Cependant, dès le départ, elle a été critiquée pour son efficacité. Depuis les coups d’État perpétrés en août 2020 et mai 2021, et l’arrivée au pouvoir de militaires à la tête du pays, la mission peine de manière flagrante à remplir sa mission. Les casques bleus font face à une hostilité ouverte de la part de la junte dirigée par le colonel Assimi Goïta.

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