Open d’Australie : passée par le même centre de rétention que Novak Djokovic, Renata Voracova veut être indemnisée

Renata Veracova affronte Alizé Cornet, le 22 mai 2011, à Roland Garros. (MIGUEL MEDINA / AFP)

La joueuse tchèque a été contrainte de quitter l’Australie, après l’annulation de son visa.

La joueuse de tennis tchèque Renata Voracova, qui a dû quitter l’Australie après avoir été placée dans le même centre de rétention que Novak Djokovic, a annoncé mardi 11 janvier qu’elle demanderait une compensation financière à la Fédération australienne.

Voracova et Djokovic, non vaccinés contre le Covid-19, avaient dans un premier temps obtenu une exemption médicale pour se rendre en Australie, afin d’y disputer le premier Grand Chelem de la saison.

Placée dans le même centre rétention que Djokovic

Mais les autorités ont annulé le visa de Voracova, comme pour le numéro 1 mondial, estimant que son motif d’exemption ne remplissait pas les conditions nécessaires. Une décision à retardement car la Tchèque était sur le territoire depuis plusieurs jours et avait même disputé un tournoi à Melbourne. Elle a alors été placée dans le même centre de rétention que « Djoko », à Melbourne, avant d’être finalement relâchée et de rentrer en République tchèque après l’annulation de son visa, contrairement au Serbe, qui a été libéré et attend une décision définitive quant à son statut.

Joueuse de double, Voracova a expliqué au quotidien Denik que sa requête financière « ne serait pas modeste »« Le billet d’avion seul m’a coûté 60.000 couronnes tchèques (2.460 euros, NDLR) et mon entraîneur a voyagé avec moi, a détaillé la n°82 au classement WTA. Et puis il y a aussi tout ce temps, les hôtels payés, les entraînements pour l’Open d’Australie, et la récompense potentielle. »

« J’espère que la Fédération australienne de tennis acceptera et que nous n’aurons pas besoin d’entamer une procédure juridique », a ajouté la joueuse de 38 ans, rentrée lundi à Prague.

« Je ne veux même pas y penser »

« Je ne pense pas au tennis. Je suis toujours sous le choc, je n’ai pas encore digéré. Je suis épuisée », a soufflé Voracova, avant d’avouer qu’elle ne voulait pas se rappeler ce qu’il s’est passé à Melbourne.

« Je n’aurais même pas imaginé ça dans mon pire cauchemar, c’était beaucoup trop. C’était comme si je regardais un film… un long interrogatoire avec des ordres comme ‘déshabillez-vous’, ‘rhabillez-vous’. Je ne veux même pas y penser, et encore moins le revivre. »

@franceinfo sport avec AFP

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