GNL Québec coûterait 10 milliards de plus en électricité aux Québécois

(Montréal) Des groupes environnementaux préviennent que le projet de complexe de liquéfaction de gaz naturel de GNL Québec à Saguenay pourrait coûter 10 milliards de plus aux contribuables québécois, si le gouvernement Legault autorise le projet controversé.

Selon les calculs de l’Union des consommateurs, « la facture d’électricité de tous les abonnés d’Hydro-Québec augmenterait de près de 10 milliards au cours des 25 premières années du projet », précise un communiqué conjoint publié jeudi matin par les groupes Coalition Fjord, Greenpeace, Équiterre et Nature Québec.

La semaine dernière, le gouvernement Legault, qui s’est toujours montré favorable à ce chantier de 10 milliards, a demandé au promoteur de refaire ses devoirs après un rapport dévastateur du Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE) qui a conclu que le projet présentait plus de risques que d’avantages.

« Pour l’ensemble du projet de gazoduc et d’usine de liquéfaction à Saguenay, la consommation annuelle d’électricité serait d’environ 6 milliards de kilowattheures (6 TWh), soit l’équivalent de la consommation de 300 000 maisons, indique le communiqué.

« Ce projet serait comme une hypothèque de 25 ans sur notre électricité renouvelable et nous empêcherait de l’utiliser pour des projets de vrai développement vert et durable, comme l’aluminium vert et l’écotourisme », a déclaré Jean Paradis, responsable des dossiers énergétiques à la Coalition Fjord.

« Ce projet est mauvais pour l’environnement et pour l’économie et il est temps que le gouvernement le rejette et ferme ce dossier une fois pour toutes », a pour sa part affirmé Patrick Bonin, responsable de la campagne Climat-Énergie chez Greenpeace.

Le projet GNL Québec vise à liquéfier du gaz naturel acheminé de l’Ouest canadien par pipeline, pour ensuite l’exporter à l’étranger par bateau en descendant le fjord du Saguenay.

GNL Québec a jusqu’à cet été pour avancer ses contre-arguments. Le ministre déposera son évaluation environnementale cet été, après quoi le gouvernement tranchera sur l’autorisation ou non.

« Si le gouvernement Legault décidait d’approuver le projet, il creuserait non seulement la dette environnementale des générations futures en autorisant un projet qui aggraverait la crise climatique, mais il leur ferait aussi porter le fardeau économique de financer l’exportation d’une énergie fossile par l’augmentation de leurs factures d’électricité », a souligné la directrice générale de Nature Québec, Alice-Anne Simard.

@lapresse

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