Élections en Centrafrique: à cinq jours du scrutin, les combats ont repris

Un soldat de la Minusca photographié en Centrafrique en juillet 2018. AFP Photos/Florent Vergnes

Depuis vendredi 18 décembre, une coalition de groupes armés est en mouvement en Centrafrique. Ils se déplacent dans le pays en direction de la capitale Bangui créant de l’insécurité dans plusieurs régions. Après une relative accalmie, ce lundi 21 décembre, les combats ont repris ce mardi matin.

Des combats ont notamment lieu dans la ville de Bambari, dans le centre du pays, opposant les éléments du groupe armé UPC [Unité pour la paix en Centrafrique] et les forces armées centrafricaines.

Des accrochages sont signalés à une dizaine de kilomètres de la ville de Sibut. Il y aurait aussi des contacts sur l’axe principal entre les villes de Bossembélé et Boali, où des renforts des groupes armés seraient arrivés dans la nuit. Dans la ville de Boali, la situation est néanmoins plutôt calme. Il est actuellement difficile de confirmer ces informations. Le signal téléphonique est pour l’instant coupé dans la ville de Bossembélé. Des renforts d’hommes armés sont aussi signalés à quelques kilomètres de Mbaiki.

Objectif Bangui ?

Après le calme relatif de la journée de lundi 21 décembre, il semble qu’une nouvelle offensive coordonnée soit en cours. Les objectifs de la coalition restent incertains : descendre sur Bangui ou empêcher la tenue du scrutin ? Une équipe de l’Autorité nationale des élections a été directement visée hier dans le centre du pays. Et ce mardi matin, à Bossangoa, les anti-balaka ont chassé les électeurs qui venaient prendre leurs cartes à la mairie avec des armes, mais sans coup de feu.

À cinq jours du scrutin, la position officielle reste la même : les élections auront lieu ce dimanche 27 décembre. Des camions de campagne circulent dans la capitale. L’Autorité nationale des élections elle n’a pas encore fait de point officiel sur la situation.

@RFI

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