« Une escalade sans précédent » : face à la Chine, la ligne dure s’impose aux Etats-Unis

Devant le consulat chinois, à Houston (Texas), le 22 juillet. MARK FELIX / AFP

La dégradation des relations entre la Chine et les Etats-Unis s’est enrichie d’un nouvel épisode, mercredi 22 juillet, avec la fermeture par Washington, à Houston (Texas) de l’un des cinq consulats chinois présents sur le sol américain. Une mesure inédite depuis l’établissement de relations diplomatiques entre les deux pays, en 1979.

L’information est d’abord venue de Pékin. Alors que les feux de documents dans la cour du complexe texan suscitaient les interrogations aux Etats-Unis, le rédacteur en chef du quotidien nationaliste Global Times, Hu Xijin, a été le premier à assurer sur Twitter que Washington avait donné trois jours à la Chine pour quitter les lieux.

La réaction officielle chinoise n’a pas tardé. « La décision unilatérale des Etats-Unis de fermer le consulat de Houston dans un délai limité est une escalade sans précédent des récentes mesures prises par les Etats-Unis envers la Chine », a déclaré Wang Wenbin, un porte-parole du ministère des affaires étrangères, lors d’un point presse quotidien.

La porte-parole du département d’Etat américain, Morgan Ortagus, a justifié la décision « afin de protéger la propriété intellectuelle américaine et les informations privées des Américains », mettant en cause des activités d’espionnage reprochées de longue date à Pékin par Washington, toutes administrations confondues.

« Contre-mesures fermes »

Le président républicain de la commission du renseignement du Sénat, Marco Rubio, un « faucon » en politique étrangère, a estimé que le consulat de la Chine à Houston est « le cœur du vaste réseau d’espions et d’opérations d’influence du Parti communiste chinois [PCC] aux Etats-Unis ». Sa fermeture aurait dû être décidée « depuis longtemps », a-t-il ajouté.

@ Le Monde

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