Plan de relance de l’UE: un compromis pour tenter de convaincre les Etats «frugaux»

Les drapeaux de l'Union européenne flottent devant le siège de la Commission européenne, avant un sommet des dirigeants de l'UE au siège du Conseil européen, à Bruxelles, Belgique 16 juillet 2020 REUTERS/Yves Herman

Les 27 chefs d’États et de gouvernements ont repris leur sommet extraordinaire à Bruxelles peu après 11h ce samedi 18 juillet. Les négociations sur le plan de relance économique post-coronavirus avait terminée sur un blocage vendredi soir.

Après d’intenses négociations qui n’ont pas abouti vendredi soir, la réunion des 27 chefs d’États de l’Union européenne a repris ce samedi 18 juillet. L’objectif ? Trouver un accord sur le plan de relance économique européen post-coronavirus alors que les quatre pays dits « frugaux » (Pays-Bas, Autriche, Danemark, Suède) se montrent réticents.

Pour les convaincre, un compromis a été préparé par le président du Conseil Charles Michel pendant l’interruption. Il a mis ses nouvelles propositions sur la table des 27 lors de la reprise du sommet en fin de matinée.

Il les avait préparées au milieu de la nuit lors d’une première entrevue avec Emmanuel Macron et Angela Merkel, respectivement chef d’État français et allemand. Rédigées ensuite, elles ont été testées ce samedi matin dans une réunion élargie aux chefs des gouvernements espagnol, italien et néerlandais.

Moins de subventions, plus de crédits

Le président du Conseil européen a en fait déplacé le curseur de 50 milliards d’euros au sein même du plan de relance. L’enveloppe globale reste acquise à 750 milliards mais la part des subventions directes est réduite à 450 milliards d’Euros et la part des crédits à 300 milliards – contre 250 milliards de prêts et 500 milliards de subventions initialement.

C’est évidemment une concession pour que les pays frugaux amenuisent leurs exigences de contrôle des plans nationaux. Ils décrochent une autre concession : l’augmentation de leurs rabais sur le budget commun de l’Union européenne. Pour l’instant, le sommet est interrompu et les 27 délégations nationales sont en train d’analyser chacun de leur côté cette proposition.

@RFI

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