COP22 à Marrakech : après les engagements de Paris, place aux mesures concrètes ?

L’accord de Paris né de la COP 21 est offficiellement entré en vigueur, vive la COP 22 qui s’ouvre ce lundi à Marrakech (Maroc) . «Marrakech, c’est le moment de faire avancer l’action climatique», a exhorté la responsable Climat de l’ONU, Patricia Espinosa, lors de la session plénière d’ouverture, appelant les pays à accélérer «le rythme et l’ampleur» des mesures.

La conférence climatique de l’ONU, COP22 (voir encadré) doit permettre de concrétiser les engagements pris par la communauté internationale à Paris pour lutter contre le réchauffement planétaire.

 

Quelque 192 Etats ont signé l’accord de Paris, dont cent l’ont déjà ratifié, a souligné, en ouvrant la conférence, la présidente de la COP21 Ségolène Royal: «Oui, nous avons tous ensemble rendu possible ce que l’on disait impossible» a-t-elle déclaré. «Je lance un appel aux pays qui n’ont pas encore ratifié à le faire avant la fin de l’année», a ajouté la ministre française de l’Environnement et de l’Energie.

Elle a souhaité que la COP22 soit «la COP de l’Afrique (…) en particulier concernant la prise en compte des enjeux de la mobilisation des financements et des transferts de technologies», avant de passer le relais à Salaheddine Mezouar, ministre marocain des Affaires étrangères, qui doit présider la COP22.
Salaheddine Mezouar, président de la COP22 a appelé le monde à «maintenir l’esprit» de Paris, «la mobilisation sans précédent» qui accompagné le pacte adopté fin 2015. Il en a appelé à «notre conscience et notre responsabilité collective» pour répondre aux besoins en particulier des plus vulnérables.

«Ce qui est en jeu n’est pas seulement le changement du climat mais une question de civilisation et de développement économique», a-t-il rappelé, appelant les pays «à être »plus ambitieux» : «Tout le monde, partout, doit voir le changement». «L’Afrique est le continent qui subit le plus le changement climatique sans en être responsable», a dit de son côté Ségolène Royal, rappelant que «quelque 700 millions d’Africains sont exclus de l’accès à l’électricité».